[~Après mOi, On t'aimera plus jamais pareil. ~]
Ca faisait des mois et des mois sans le revoir. Sans même penser vraiment à lui. Bien sûr, son prénom venait parfois me chatouiller la mémoire, bien sûr j'en parlais de temps en temps, à l'un où l'autre. Mais plus jamais je n'avais ressentit de nostalgie en l'évoquant. Plus jamais..
Je l'avais relégué au fin fond de moi, au rang de souvenir. Pas d'un simple souvenir,mais seulement d'un souvenir.
Il m'en avait fallu du temps pour arriver jusque là. Parce qu'après le mal de lui, celui qui flanque à terre, il y avait eu le vide, ce sale vide qui prend tant de place. Cette impression d'être seule au monde et de ne rien valoir, parce qu'il préférait le jeu du chacun pour soi.
Ca m'avait pris du temps, mais j'y étais arrivée.
Je n'ai plus de barrière de barbelés autour du coeur. Je me sens nue, et c'est tant mieux. Je suis morte de peur, aussi, certains soirs.
. J'ai chassé la mélancolie qui m'habitait, alors que j'aimais tant m'y plonger.
L'avant, je suis tombée nez à nez avec lui. A 16h42, précisément. Je venais de regarder l'heure quand j'ai levé le regard vers lui. Il m'a sourit.
Un sourire qui m'aurait fait fondre, avant.
Et ses yeux, plongés dans les miens, j'en aurais tremblé.
Et sa voix, m'aurait réchauffé tout le corps
Et.. Je pourrais continuer longtemps.
« Qu'est ce que tu deviens ? »
Une lumière bleue qui sort de lui. Un sourire au creux de moi.
Souvenirs, souvenirs.
Je l'ai aimé, à me faire horriblement mal. A me claquer la tête dans le mur, à vouloir mourir la tête dans mes oreillers. A passer les pires nuits blanches de ma vie..
Je l'ai haï, je l'ai détesté, tellement.
A souhaiter sa mort. A vouloir qu'ile crêve, lui,
Je lui souhaitais les pires horreurs. Je l'aimais trop.
Je l'ai revu. Après des mois. Il m'a seulement fait sourire.
Pas de mal, pas de bonheur insolent. Juste un sourire.
Je suis heureuse qu'il aille bien.
[~Après mOi, On t'aimera plus jamais pareil. ~]